14 novembre 2008

Take me Out

IMG00253.jpg


Hier soir : Franz Ferdinand à la Cigale, Festival des Inrocks.
(Il y a des videos sur le blog de Ramona.)
Un premier verre et des hurlements signalent qu'il faut vite aller tout devant voir le concert.

Se retrouver dans cette vague humaine hurlante et dansante, euphorique ; sentir qu'on trépigne de joie en voyant les jeux de scènes d'Alex Kapranos et de son guitariste Nick Mc Carthy, ce sont quelques moments de liberté, d'yeux brillants. Ensuite c'est fini, on dit des bêtises au bar, on a mille choses à se raconter, on se demande deux minutes si on ira à l'aftershow avec les autres, mais bof c'est loin, alors oui, on rentre à pied, stilettos qui claquent joyeusement sur les trottoirs argentés.

13 novembre 2008

Blue moon


podcast

Nuit de 4 heures entrecoupée de réveils perplexes.
Réveil à 6h30.
Course, poursuite du temps pour pouvoir partir à 8h dans une tenue décente avec un enfant ayant mangé, propre et portant une tenue… propre.
Enfant déposé, programme de la journée vérifié, course vers les transports : ah, j'aime la banlieue où tout doit être fait avec beaucoup d'avance.
10h25 : arrivée chez Y. Dans un brouillard absolu, je trie et range les jolis vêtements entassés sur son lit.
J'aimerais garder la micro jupe de taffetas blanc.
Divers garçons tentent de se réveiller au café dans l'appartement, et sourient gentiment des bonjours. J'entends un rire rauque et gamin sur la mezzanine. Je me sens bien. Je pense à boucle d'or et à la maison des ours.
11h30 : devant le métro on parle. Est-ce moi qui baisse dangereusement mon niveau de tolérance (je lui demande) ?
12h : je monte dans un bus, direction le 8e arrondissement, et je traverse tout Paris d'est en ouest.
12H30 : j'appelle mon amie B. pour lui dire que nous n'avons pas le temps de nous retrouver pour déjeuner.
13h30 : j'achève le retour des vêtements de la séance photo pour laquelle j'ai travaillé comme styliste (à voir bientôt… ).
13H55 : je cours le long de la rue levis pour arriver en nage rue legendre (courir en talons c'est pas dur, il faut juste avoir des talons de très bonne qualité).
14h : je me présente au studio de mastering pour enregistrer la compilation que je produis pour un client.
J'ai oublié d'acheter quelque chose à manger. On commence le mastering, le son est à fond.
16h : ma cliente m'informe, pendant qu'on cale titre après titre, qu'une fête sera donnée dans un club parisien supahype pour lancer cette compilation et que donc, ce serait sympa que je débrouille quelques groupes pour qu'il y ait concert et DJ sets. Je souris, je note, je suis la fille la plus cool de la terre, je connais plein de groupes "sympas".
17h : je sors du studio, abrutie par les décibels, les calages sans fin à la seconde près, la chaleur étouffante du studio.
Je rêve de boire un verre.
Le téléphone sonne, je ne décroche pas. Je reprend le trajet vers chez moi.
Je traverse tout Paris du nord au sud, je continue ensuite vers le sud.
18h30 : j'arrive pour récupérer mon fils qui n'a pas fait la sieste, et qui est donc aussi calme qu'une pile électrique.
18h45 : je décide de ne pas aller à l'Olympia voir Fleet Foxes, Alela Diane et MGMT malgré l'invitation qui m'attend sur place.
Je donne mon invitation à un ami.
19h : nous arrivons chez nous.
Le téléphone sonne, je ne décroche pas.

19h30 / 20h30 : bataille rangée pour faire manger le dîner. Le  dîner consiste en une compote pomme-chataîgne acceptée et des pâtes à la tomate, jetées par terre.
21h : j'arrive à traîner cet enfant dans son lit. Nous discutons de la possibilité d'avoir un lit de grand.
Il trépigne ouiiii on va le chercher le lit de graaand.
Le téléphone sonne, je ne décroche pas.
21h30 : je chante dix fois une chanson douce que me chantait ma maman. J'alterne avec mon papa, magnanime.
21h45 : je chante à la claire fontaine m'en allant promener j'ai trouvé l'eau si belle que je m'y suis baigné… Il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai.
22h15 : le silence règne enfin dans la maison, finalement c'est une chance qu'il n'y ait pas eu de sieste.
Le téléphone sonne, je ne décroche pas.
23h15 : je n'ai pas de réponses. Je me demande comment trouver l'énergie de m'intéresser à autre chose. La pression de l'argent est réellement forte. Et je repense à mon ancien patron de label qui faisait des nuits de 4h, restait calme, avait de vraies migraines ophtalmiques et restait impassible en réunion chez universal, lunettes noires sur le nez ; à négocier des budgets pour nos artistes. Ensuite il s'allongeait dans le taxi et je le ramenais chez lui, volets fermés et pas de nouvelles pendant 24h. Je pense : s'il peut, je peux.
00h05 : pas faim.
00h30 : je reprend mon travail pour faire tout ce que je n'ai pu faire avec une journée dehors.
01h30 : la nuit tout va plus vite.
02h30 : j'ai pas sommeil.

03 novembre 2008

Doux comme…

Je n'ai jamais été l'autre femme et pourtant cette chanson me plaît beaucoup - oui la note a changé, mais bon vous savez ce que c'est… -

02 novembre 2008

La mémoire courte


podcast


Oh le dimanche soir !
Allez viens lundi, on aura trop de choses à faire ; et moins le temps d'écouter des chansons tristes.

28 octobre 2008

Gare de l'Est : electric stars

IMG00228.jpg

podcast


IMG00229.jpg

19 octobre 2008

La reine des pommes

La reine des pommes* a pris le désir d'un garçon pour de l'amitié.
Pendant plus de 3 mois…
Se demander pendant des semaines le motif du silence, tout faire pour se faire pardonner sans jamais y parvenir, brandir cette amitié, et comprendre avec effarement et plusieurs semaines de questionnement intense que l'autre en face n'a jamais pris en compte tout cela ; juste ses désirs.

Alors merci et au revoir petite pomme, ton amitié je n'en veux pas ; le tout sur un ton condescendant qui en profite pour souffler "je ne comprends pas pourquoi tout cela te tient à coeur".
Hein ? Mais QUOI ? On peut pas être amis alors ?
Non, on ne peut pas.
Parfois aussi on rencontre quelqu'un et tout de suite ça fait !!! (tchik tchik tchik !) ; les yeux qui se croisent, se recroisent, j'ai envie de sourire tout le temps, et toi aussi et oh je ne peux pas m'empêcher de me tenir près de toi, et si je ne te cherche pas tu apparais très vite et à chaque fois qu'on se voit ça fait pareil…

Mais c'est rare.

Deerhunter : After Class :
podcast

*La Reine des Pommes, un super roman de Chester Himes (carré noir)

17 octobre 2008

Les matins

IMG00207.jpg

8h30 ce matin, du bus qui me ramène.


podcast



19 août 2008

Une raison

Les vacances sont finies…
Je suis partie le coeur serré, des tas de pourquoi agitaient mon esprit, je suis revenue légère.
J'aurais pu dire :

Le bruit du chagrin m'exaspère
Les mauvaises nuits je m'enterre
Je dors dans la boue, je ronge les pierres
Je voudrais mourir et pourtant… Y'a l'amour…

(Murat)

Les discussions entre filles m'ont déconcertée, le décortiquage propre à ma gent me fait peur.
Peut-être qu'il arrive un moment (tellement reposant) où l'on a plus besoin que qui ce soit vous donne sa version de votre vie.
On s'en fout.
Et puis… Le bruit incessant de la mer sous les fenêtres de notre hôtel, la lecture d'un livre, le fait d'être avec quelqu'un à qui il n'était pas nécessaire de donner le change, et aussi, à côté de tout ça, une amitié qui se construit de manière surprenante… C'est passé.
Sans même que je m'en rende compte.

Alors voilà comme toutes les filles, j'ai envie d'une chemise à carreaux (oui j'en ai déjà quelques unes mais ça ne compte pas !)…

chemise.jpg
© Muteen

Évidemment si je possédais le physique de la gironde Scarlett Johansson, je prendrais peut-être l'option microjupe et supaire décolleté, mais j'affiche plutôt le type gracile de la demoiselle ci-dessous, à qui je piquerais bien ses boots chloé et sa robe lavande :

dress&boots.jpg
© L'Officiel

Tout ça pour dire qu'il y a pas mal de jolies choses dans cet Officiel si seulement le groupe Jalou pouvait nous épargner la prose d'Olympia le Tan, ainsi qu'une maquette laborieusement eighties on frôlerait la perfection.
Et pour finir… ça c'est une chanson d'amour, mais j'aime mélanger les genres :


podcast

29 juillet 2008

Modern Lover

SP_A0057.jpg


Je vais partir en vacances dans une dizaine de jours…
Je ne sais pas si j'ai envie de discuter, peut-être la sensation d'épuisement mental qui me gagne inexorablement depuis quelques jours, l'impression d'avoir à dealer avec trop de sources de problèmes : l'argent, l'ex, l'enfant, l'avenir, le travail, les gens à convaincre, le fait de ne jamais pouvoir oublier ne serait-ce qu'une heure une seule de ces données…
Alors forcément il y a de moins en moins de place pour libérer mon esprit et venir ici.
Je ne peux pas écrire vraiment ce que je ressens parce que je ne veux pas avoir à m'en expliquer à des gens que je connais réellement.
Donc je ne veux pas mettre en scène ici quoi que ce soit de ma vie, ni faire de la littérature de bas étage ou me prendre moi-même en otage pour charrier de l'émotionnel.
Je ne peux pas poster vainement sur la musique que j'écoute parce que c'est un amplificateur trop fou pour que je trouve régulièrement les mots pour le dire.
Aujourd'hui j'ai lu l'interview de Louis Garrel, (la photo de Banier et géniale, ceci n'en est qu'un petit coin), j'ai tellement lu et à la fin je me suis demandé mais quand es-tu allée pour la dernière fois au cinéma, quand as-tu ouvert un livre et pas un magazine, quand as-tu pris ce temps infini pour regarder et calmer ton esprit ?
À chaque fois que je viens écrire ici j'ai l'impression de desserer un tout petit peu tous les liens qui m'attachent.
Mais c'est un tour de passe-passe, un exercice de style.
Un peu comme le fait, quand je suis triste, que je fasse toujours le clown, et qu'il n'y a que son regard attentif qui me déconcerte.
Alors quoi ? On va se dire en septembre mais je n'en suis pas sûre et là je n'ai qu'une envie : oublier qui je suis ou
Aht uh mi Hed comme le chante Shuggie Otis :
podcast

Ce que je suis

Central_Park_1965_by_Richard_Avedon.jpg
© Avedon

Comme on m'en a parlé je suis allée voir ce regard qui change en à peine quelques années.
Le jeune homme au regard doux a fait place à un autre à l'air brumeux et désabusé de celui qui  s'envoie des trucs très forts et qui commence à avoir le regard flou.
Ici Paris, où je peux aussi mettre deux photos côte à côte : une où je suis gaie et entière, l'autre où j'ai laissé glisser un voile opaque et noir sur mes yeux. Suis-je devenue plus élégante? Certainement.
Est-ce que je me plante à la sortie des concerts chaussée de boots noires et en jean sombre et étroit sur le pavé parisien : oui.
Est-ce que j'ai eu le courage de rencontrer tes yeux entre quelques verres ? Non surtout pas.
J'ai une chape de plomb sur les épaules, tu n'es pas à Paris alors je erre à vide.
Pour me faire changer d'air : Love "Alone again or"


Yeah, said its all right
I wont forget
All the times Ive waited patiently for you
And youll do just what you choose to do
And I will be alone again tonight my dear

Yeah, I heard a funny thing
Somebody said to me
You know that I could be in love with almost everyone
I think that people are
The greatest fun
And I will be alone again tonight my dear



Toutes les notes