18 juillet 2008

SOS

Danser sans m'arrêter, sentir mes épaules bouger rythmiquement, mes genoux bleus d'un triple rendez-vous se lever, être balayée par le dj set de the juan mclean cette nuit au SocialClub, sentir la bonne humeur revenir alors que je danse seule peu importe que mes amies soient parties fumer ou boire un verre, puis avec un blond aux épaules de surfeur qui aime juste danser, sentir que je suis comme en train de courir dans une forêt et qu'un air frais remplit mon esprit, mes épaules bougent avec les siennes ; mes copines sont revenues et on danse sur funkytown avec ma soeur, le disque qu'on écoutait petites ! L'entrée de la cloche !

Quelques heures avant c'était si agréable de rencontrer marie-eva, de rire avec magali et ariane, d'avoir un fou-rire sur la place presque vide avec magali. Un taxi me ramène dans les bras de mon homme.
Rêver, rêver, rêver les quelques 4h où je m'enfonce dans le sommeil ; rêver qu'il tient mes chevilles dans ses mains, cristal en mille morceaux, me réveiller : ce n'est pas de toi que je rêve ; partir vite ; la journée sera longue, ça retombera dans l'oubli très vite.
S.O.S.

21 juin 2008

La fête du vice

J'ai réalisé un truc dingue (ou pas).
j'ai vu Pedro Winter aka Busy P. mixer au Showcase hier soir.
Alors que tous les magazines l'encensent, que le monde se prosterne devant sa tribu, ben c'est nul je trouve. Mais tellement nul qu'à un moment on se demande si on n'est pas au Metropolis dans le Loir et Cher...
Avec son graphiste So Me (qui soit dit en passant n'a pas inventé la foudre) qui se tient à côté du maître de cérémonie à ambiancer la foule ; les deux se prenant pour un gang de racailles ; des photographes qui viennent flasher le gars pendant qu'il mixe, juste sous son nez... Non mais pardon c'est quoi ce cirque ?
Le garçon a beau cautionner son set en le saupoudrant de Bat for lashes ou de The Kills, il finit par envoyer des trucs tellement ennuyeux et bas de gamme qu'on est obliger de s'agripper à son gin tonic et de hurler dans l'oreille de son voisin "mais j'comprends pas en fait c'est nul pedro winter !".
Et votre voisin consterné : "ben oui c'est nul, tu savais pas? Mais tu sais A-Trak après ça va être bien... "
En plus la clim avait lâché autant vous dire que me cogner le set de Pierre qui ne roule pas sous 35 degrés tout en me demandant si mon eyeliner nétait pas en train de se faire la malle... Ce fut difficile et je partis avant d'entendre A-Trak.

Parlons des photographes d'ailleurs qui ne vous demandent pas votre avis pour vous photographier à la sauvette comme s'il y avait un quelconque intérêt à se retrouver dans une future revue de soirée sur le net. 
Et la foule du showcase, parlons-en aussi, des ados de quinze ans portant sur le eux le salaire moyen d'un jeune cadre français grâce à la gold de maman...
Heureusement avant l'infâme Busy P. il y avait le concert de Adam Kesher pour relever le niveau... Mais dites-moi chez Vice, ce serait bien de re-situer le propos parce que là, entre le showcase et busy p., on se croirait plutôt à une fête pour les commerciaux du groupe Filipacchi-Hachette...
Un petit aperçu du bon moment d'hier soir avec  une chanson d'Adam Kesher "While my mind was dry" (mais non pas barcelona"), là vous écoutez la version de la session enregistrée pour une radio qui move (enfin qui porte un nom pour les jeunes quoi).

podcast

Quant à tous les commentaires sur mes derniers billets, ils ont bien aidé à ce que je sorte de ma torpeur hier soir et me dise telle july stars dans son conseil en VO "Who cares if sometimes we fall flat on our faces..."
Quand je discute avec Clarisse sous les nuages de fumée des clopeurs du dehors, que je suis contente de retrouver Émilie, contente de regarder B. jouer à Pacman avec David, de rentrer très tard et de boire un thé en regardant une émission con à 4h du mat avec B., de me réveiller et de regarder la mode, la mode, la mode encore un peu envapée, toujours avec B. et de pouvoir hurler : Yeah ! claque m'en cinq j'ai trouvé mon maillot de bain ! (Huit, modèle viktor avec cordelette tressée en rouge) ; de folâtrer ensuite chez Rose Bakery en riant de mes dernières montées d'alcool puis de claquer des sous dans un parfait slim de velours gris chez American Apparel alors qu'il fait une chaleur estivale... Après avoir paniqué il y a quelques semaines et mis le bronx dans mes relations...
Maybe baby, en fait : il a fait beau aujourd'hui.