09 décembre 2008
Diadorim
Alors lui il est là qui ne comprend rien.
L'absence et la suffisance ça ne construit pas l'amour, ni aucun sentiment dans un coeur équilibré, ça construit le détachement, et aussi la lassitude devant les trucs de lycéen qu'il emploie pour se faire croire qu'il a un pouvoir.
Voilà ce billet-là je lui donne ton nom comme ça tu sauras qu'il est pour toi.
Comment t'expliquer ? Mon jeu préféré quand j'étais au lycée c'était de faire comme toi : un jour oui, un jour non, dix jours silence, jamais d'explications.
J'avais bien lu La Femme et le Pantin.
En sortant du lycée je suis tombée amoureuse comme jamais (puisque jamais avant bien sûr) d'un garçon pas très bien…
Avec sa tête de Rimbaud à boucles noires, je vivais dans la terreur qu'une plus jolie ne me le prenne.
ça a duré longtemps, on est parti habiter à la campagne comme des idiots de jeunes gens fêlés qui ne veulent qu'une chose : être tous les deux.
Après ça il n'y a plus rien eu qui a compté, des petits amis à la pelle ; l'ennui du tête à tête, la préférence pour les copains…
Puis un jour tu tombes sur un malade un vrai. Un qui dérape. Deux ans avec lui mais quelque chose comme trois ans à s'en remettre. Trois ans ce n'est pas si long quand on fait le métier qu'on aime, qu'on sort tous les soirs, qu'on s'alcoolise sévèrement, qu'on part en tournée avec ses groupes, qu'on s'investit passionnément. À un moment tu fréquentes quelqu'un mais il s'attache, et là bof, c'est plus trop marrant.Tu te remets ensuite avec un garçon qui t'ennuie comme un lexomil, au début c'est rigolo on sort tout le temps ; monsieur joue dans un groupe de rock, il traîne une bande de garçons qui te font rire, et comme tu as grandi tu ne jalouses plus les autres filles. Mais lui, il a beau monter sur scène et faire hurler les jeunes filles il finit par t'ennuyer aussi.
Être amoureuse décidément c'est une sorte de mirage. Puis un soir tu es avec ton guitariste dans une salle de concerts, et ta soeur te dit tiens je ne t'ai pas présenté X. Tu tournes la tête et c'est une sorte de mirage fuligineux et hollywoodien, le coup de foudre réciproque, avec le ralenti et tout le tralala.
La soirée passe comme un rêve, tu ne sais même plus que ton guitariste existe.
D'ailleurs il faut à peine une semaine pour faire table rase de cette histoire lourde et t'engager sur le chemin de tout ce bonheur électrique.
Ensuite hé bien élever un enfant seule sans savoir de quoi le lendemain sera fait ça use, on a plus envie de plaire, on a d'ailleurs plus du tout envie de sortir. Un jour on sort, c'est le printemps, il fait si chaud, on arrive hors d'haleine à un rendez-vous et on tombe sur un jeune homme super chouette.
Mais ce n'est pas le moment.
Un jour on ne sort plus ; on est barricadée dans l'inertie, on déraille même, et quelqu'un vient là, ici ; se faire remarquer.
Alors on lui dit tiens, toi tu es un petit malin.
Et puis ce petit malin engage le dialogue et vous sort tranquillement de votre inertie, sans jamais rien forcer. Il arrive même à vous faire rire.
Et puis ça dure longtemps comme ça, tous les jours on se parle, on se dit oh c'est que j'y tiens à ce petit malin.
On le rencontre et c'est bien.
C'est bizarre mais c'est bien.
Et dès le lendemain, il vous prend pour un pantin. Il vous semble que parce que vous saisissez sa logique, vous pouvez ne pas basculer dans ce jeu.
Le jour où vous vous rendez compte que ça ne vous fait plus rien, que ce que vous avez pris pour de l'attention, de l'affection, c'était juste de la manipulation… Vous lui dites simplement.
Et il répond les mêmes absurdités avec son intelligence brillante mais cruelle, avec de grandes oeillères noires. Vous voyez qu'il vit dans sa bulle, que vous êtes un objet sans réalité, que les seuls sentiments qu'il éprouve sont à son propre sujet et dans un grand travelling très rapide vous voyez que c'est ainsi depuis le début.
Et du coup, on se sent libre parce qu'il n'y avait rien à sauver de tout ça, et on réécoute Devendra Banhart en entier, décidément Smokey Rolls Down Thunder Canyons c'est un très bon disque :
00:09 Publié dans inconnu | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : devendra banhart, freely
08 décembre 2008
Freely
Je suis tombée sur cette vidéo de Devendra Banhart et elle représente excatement tout ce dont j'ai besoin actuellement :
du soleil, du calme, de la simplicité.
J'aimerais bien que cette vidéo déteigne sur tous les hommes que je connais (même s'il manque la fin):
17:11 Publié dans Play it Again, Sam | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : devendra banhart, freely
21 novembre 2008
Coeur de pierre
Devendra Banhart and Rodrigo Amarante - Rosa
(Smokey Rolls Down Thunder Canyon)
Tanto, tanto, tanto claro
E tanto gris
Que é raro, raro, raro, raro
Que seja tanto assim
Sonâmbulo esquilo
Te faço gargalhar
Ah
Será que só assim eu vou sem ver o que não vi.
Será que penso que me vou ainda fico aqui.
Rubro Rubro Ouro Rimo..
Desnuda o mineral
E qualquer nome lhe foi dado
Aceita sem pensar
Pensam que não sabe nada
Que tu não pode amar
Dizem que é ver pra crer
Que é inutil explicar
Aaahh
Te tiram da tua calma e
Tua mãe a te buscar
Sem milagre
Sem parar
Não pode te encontrar
A vera rosa
Estranha rosa
Indio limpo, limpo lindo
Sangue é algodão
Montanha, viva, sacra, ferida, doce e celestial
Começa assim com tal tristeza
Termina tudo igual
Tudo igual
Termina tudo igual
Igual
Din-gom-durum
Din-gom-durum
(Estranha rosa)
Din-gom-durum
Estranha Rosa...
13:59 Publié dans Play it Again, Sam | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : amour moderne, rosa, rodrigo amarante, devendra banhart, smokey rolls down thunder canyon
09 novembre 2008
Now I see rainbows

Megapuss © Lauren Dukoff
J'envie la vie de musicien : comment rester longtemps fixé sur une histoire qui tremble quand on peut partir en tournée, monter sur scène, écrire des chansons, les enregistrer avec ses amis dans les collines californiennes…
Être en voiture (pas bien pour le CO2… ), ou en train, regarder le paysage défiler, être entre deux vies.
Ne pas avoir à choisir.
C'est bien sûr complètement contradictoire avec le fait d'être mère ; avec le fait d'être amoureux, de s'investir.
Les solutions habituelles -sortir le soir tard et s'étourdir- il y a des nuits où ça ne marche pas ; des nuits où on regarde toujours un peu trop par dessus l'épaule des garçons qui nous entourent pour voir s'il n'arriverait pas, là, du coin de la rue de la Grange aux Belles.
Ils font leurs blagues, leurs yeux pétillent, ils essayent de chahuter, mais on se réfugie au bar tiens une bière darling, à un moment on sent qu'on ne peut pas non plus rester indéfiniment seule au bar (seule au milieu d'une foule hystérique de jeunes gens ivres, ça ne peut pas durer très longtemps), quand on revient on sait que ça ne marche toujours pas et on dit abruptement qu'on va rentrer, enfin il pleut quoi.
Alors le matin j'aimerais bien partir en tournée, je n'aurais plus le temps de rien, je serais dans des chambres d'hôtel impersonnelles, celles où on ne dort que 4 heures, mes lunettes noires seraient mes meilleures amies, et la fatigue aidant, se rendormant les uns contre les autres.
-Oui j'en ai déjà fait des tournées, en vrai c'est très fatigant, et d'ailleurs, si j'étais longtemps en tournée, je voudrais rentrer à la maison, retrouver mon lit, et avoir une surprise en lisant mes mails.
EDIT : happy…
MEGAPUSS : CROP CIRCLE JERK'94, album Surfing (achetez-le ! ça sort la semaine prochaine)

02:17 Publié dans Play it Again, Sam | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : megapuss, devendra banhart, fabrizio moretti, greg rogove, noah georgeson, aziz ansari
07 novembre 2008
Too much fun
15:56 Publié dans Play it Again, Sam | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : megapuss, devendra banhart, theme from hollywood
04 novembre 2008
Make me happy
C'est ainsi que voulant trouver une chanson qui exprime parfaitement mes idées - et c'était plus ça ce soir :

Bad Girl
I've been a bad girl
I ain't playin' fair
I want you to be free
But I don't wanna share
No I don't wanna let you go
But it's about time I do
I can't blame you anymore
And I still love you
Wah, wah, wah, wah, wah, wah, wah...
I know it ain't easy
Being left on your own
Why did you leave me
Well I don't really know
And why wait another day
When a day won't change a thing
Please don't ever let me say
That again
Wah, wah, wah, wah, wah, wah, wah...
Mama I ain't waiting
I ain't waiting
But I'm still holding on
Mama I ain't waiting
No I ain't waiting
But I'm still holding on
Holding on baby
Mama I ain't waiting
No I ain't waiting
But I'm still holding on
Mama I ain't waiting
No I ain't waiting
But I'm still holding on
…
je passe à un autre titre, puis encore un autre (les lectures aléatoires de youtube), et finalement je me retrouve sur la rivière (ah j'adorerais faire ce genre d'interview, devendra will you come back soon ?):
23:26 Publié dans Play it Again, Sam | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : devendra banhart, bad girl, santa maria da feira
03 novembre 2008
Doux comme…
Je n'ai jamais été l'autre femme et pourtant cette chanson me plaît beaucoup - oui la note a changé, mais bon vous savez ce que c'est… -
22:03 Publié dans Toujours l'amour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : devendra banhart, the other woman




