24 novembre 2008

Mon manège à moi

Un jour de la semaine dernière, j'ai couru sous la pluie et attendu dans une grande pièce : blanche et silencieuse. Il a dévalé les escaliers, levée, serré les mains, on s'est cogné l'un contre l'autre, il y a eu un flottement quand il m'a tenu les épaules, on a oublié de s'asseoir, j'ai dit mais qu'est-ce que tu penses de… Il a dit c'est le coup de foudre, on s'est assis l'un en face de l'autre, on a beaucoup ri.
Sous la neige de dimanche midi :

21 novembre 2008

Coeur de pierre

Devendra Banhart and Rodrigo Amarante - Rosa
(Smokey Rolls Down Thunder Canyon)


Tanto, tanto, tanto claro
E tanto gris
Que é raro, raro, raro, raro
Que seja tanto assim

Sonâmbulo esquilo
Te faço gargalhar
Ah

Será que só assim eu vou sem ver o que não vi.
Será que penso que me vou ainda fico aqui.

Rubro Rubro Ouro Rimo..
Desnuda o mineral
E qualquer nome lhe foi dado
Aceita sem pensar

Pensam que não sabe nada
Que tu não pode amar
Dizem que é ver pra crer
Que é inutil explicar
Aaahh

Te tiram da tua calma e
Tua mãe a te buscar
Sem milagre
Sem parar
Não pode te encontrar

A vera rosa
Estranha rosa

Indio limpo, limpo lindo
Sangue é algodão
Montanha, viva, sacra, ferida, doce e celestial

Começa assim com tal tristeza
Termina tudo igual
Tudo igual
Termina tudo igual
Igual

Din-gom-durum
Din-gom-durum
(Estranha rosa)
Din-gom-durum

Estranha Rosa...


02 novembre 2008

La mémoire courte


podcast


Oh le dimanche soir !
Allez viens lundi, on aura trop de choses à faire ; et moins le temps d'écouter des chansons tristes.

01 novembre 2008

Quand l'orage est passé


podcast
Blanche ortie, blanc pommier, de nos amours rêvées…

19 octobre 2008

La reine des pommes

La reine des pommes* a pris le désir d'un garçon pour de l'amitié.
Pendant plus de 3 mois…
Se demander pendant des semaines le motif du silence, tout faire pour se faire pardonner sans jamais y parvenir, brandir cette amitié, et comprendre avec effarement et plusieurs semaines de questionnement intense que l'autre en face n'a jamais pris en compte tout cela ; juste ses désirs.

Alors merci et au revoir petite pomme, ton amitié je n'en veux pas ; le tout sur un ton condescendant qui en profite pour souffler "je ne comprends pas pourquoi tout cela te tient à coeur".
Hein ? Mais QUOI ? On peut pas être amis alors ?
Non, on ne peut pas.
Parfois aussi on rencontre quelqu'un et tout de suite ça fait !!! (tchik tchik tchik !) ; les yeux qui se croisent, se recroisent, j'ai envie de sourire tout le temps, et toi aussi et oh je ne peux pas m'empêcher de me tenir près de toi, et si je ne te cherche pas tu apparais très vite et à chaque fois qu'on se voit ça fait pareil…

Mais c'est rare.

Deerhunter : After Class :
podcast

*La Reine des Pommes, un super roman de Chester Himes (carré noir)

24 août 2008

coeur de mousse

podcast
S'éloigner oui, mais en bottines lacées…

Image 1.png
© : bottines hors de prix…

Samedi j'ai traîné mon amie B. victime d'une terrible gueule de bois (je suis un peu sadique) tout autour du Bon Marché, dans le Bon Marché (aka ma maison), à la recherche de ma chemise à carreaux. Je signale qu'il est vraiment inconvenant pour une directrice de magasin de ne pas savoir pourquoi MA chemise n'est pas encore arrivée en rayon.
Et que le Bon Marché devrait avoir le modèle ci-dessus dans son corner Repetto, hé bien non, à la place, des bottines avec un talon moche… Le talon moche m'a tout l'air d'être l'apanage d'un grand nombre de souliers de la rentrée, j'ai failli tomber à la renverse en voyant les modèles Martine Sitbon, absolument magnifiques et gâchés par un talon indécemment moche.
Ma vie de fashion victim se déroule moyennement bien ces jours-ci…
Un miracle va-t-il arriver ? Ma chemise sera-t-elle en rayon la semaine prochaine ?
Vais-je me réveiller un (très proche) matin et découvrir une jolie boîte noire, bruissante de papier de soie rose renfermant ces bottines au pied de mon lit ?
Hmm ?

*****
Quelle était belle ma môme opaline
Vue sur une prairie solitaire
Ma belle et tendre sculpture androgyne
Tu n'insistas pas pour me plaire
Je ne suis pas de celles qui bondissent
Sur le premier bijou souriant
Du temps il me faut pour que j'agisse
Coeur de mousse modère ses battements
Sous une pluie moqueuse
Je te vois t'éloigner
De moi mon amoureuse
Telle une mère pressée
Où cours-tu ma fugitive? Mon indécision t'a glacée
Mais elle te réclame mon âme vive
Tu m'as trop vite abandonnée
Sous une pluie moqueuse Je te vois t'éloigner
De moi mon amoureuse
Telle une mère pressée
Ancré dans ma peau pensive
J'ai le sent-bon de l'ingrate
Une absurde rancoeur avive
L'odeur d'une ivresse écarlate
Elle emporte avec elle
Ses pensées secrètes
Ses drapés, ses dentelles
Ses cendres de cigarettes
© Mansfield Tya "Mon amoureuse"




19 août 2008

Une raison

Les vacances sont finies…
Je suis partie le coeur serré, des tas de pourquoi agitaient mon esprit, je suis revenue légère.
J'aurais pu dire :

Le bruit du chagrin m'exaspère
Les mauvaises nuits je m'enterre
Je dors dans la boue, je ronge les pierres
Je voudrais mourir et pourtant… Y'a l'amour…

(Murat)

Les discussions entre filles m'ont déconcertée, le décortiquage propre à ma gent me fait peur.
Peut-être qu'il arrive un moment (tellement reposant) où l'on a plus besoin que qui ce soit vous donne sa version de votre vie.
On s'en fout.
Et puis… Le bruit incessant de la mer sous les fenêtres de notre hôtel, la lecture d'un livre, le fait d'être avec quelqu'un à qui il n'était pas nécessaire de donner le change, et aussi, à côté de tout ça, une amitié qui se construit de manière surprenante… C'est passé.
Sans même que je m'en rende compte.

Alors voilà comme toutes les filles, j'ai envie d'une chemise à carreaux (oui j'en ai déjà quelques unes mais ça ne compte pas !)…

chemise.jpg
© Muteen

Évidemment si je possédais le physique de la gironde Scarlett Johansson, je prendrais peut-être l'option microjupe et supaire décolleté, mais j'affiche plutôt le type gracile de la demoiselle ci-dessous, à qui je piquerais bien ses boots chloé et sa robe lavande :

dress&boots.jpg
© L'Officiel

Tout ça pour dire qu'il y a pas mal de jolies choses dans cet Officiel si seulement le groupe Jalou pouvait nous épargner la prose d'Olympia le Tan, ainsi qu'une maquette laborieusement eighties on frôlerait la perfection.
Et pour finir… ça c'est une chanson d'amour, mais j'aime mélanger les genres :


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29 juillet 2008

Modern Lover

SP_A0057.jpg


Je vais partir en vacances dans une dizaine de jours…
Je ne sais pas si j'ai envie de discuter, peut-être la sensation d'épuisement mental qui me gagne inexorablement depuis quelques jours, l'impression d'avoir à dealer avec trop de sources de problèmes : l'argent, l'ex, l'enfant, l'avenir, le travail, les gens à convaincre, le fait de ne jamais pouvoir oublier ne serait-ce qu'une heure une seule de ces données…
Alors forcément il y a de moins en moins de place pour libérer mon esprit et venir ici.
Je ne peux pas écrire vraiment ce que je ressens parce que je ne veux pas avoir à m'en expliquer à des gens que je connais réellement.
Donc je ne veux pas mettre en scène ici quoi que ce soit de ma vie, ni faire de la littérature de bas étage ou me prendre moi-même en otage pour charrier de l'émotionnel.
Je ne peux pas poster vainement sur la musique que j'écoute parce que c'est un amplificateur trop fou pour que je trouve régulièrement les mots pour le dire.
Aujourd'hui j'ai lu l'interview de Louis Garrel, (la photo de Banier et géniale, ceci n'en est qu'un petit coin), j'ai tellement lu et à la fin je me suis demandé mais quand es-tu allée pour la dernière fois au cinéma, quand as-tu ouvert un livre et pas un magazine, quand as-tu pris ce temps infini pour regarder et calmer ton esprit ?
À chaque fois que je viens écrire ici j'ai l'impression de desserer un tout petit peu tous les liens qui m'attachent.
Mais c'est un tour de passe-passe, un exercice de style.
Un peu comme le fait, quand je suis triste, que je fasse toujours le clown, et qu'il n'y a que son regard attentif qui me déconcerte.
Alors quoi ? On va se dire en septembre mais je n'en suis pas sûre et là je n'ai qu'une envie : oublier qui je suis ou
Aht uh mi Hed comme le chante Shuggie Otis :
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26 juillet 2008

Lotus eater

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Cette note il faudrait que la réécrive des dizaines de fois pour qu'elle soit bien écrite. Que je lui ôte toute précipitation.
Mais ce ne serait plus le jeu du blog.
Il y a quelques temps j'étais à un concert de Rufus Wainwright avec mon "je ne sais pas comment le qualifier" et (c'était la première fois que nous y allions ensemble) je scrutais ses yeux, son visage où je ne voyais qu'amusement poli et léger ennui.
Et j'avais envie de le secouer et de lui dire mais tu vois pas comme ce mec transcende son désespoir et sa joie d'un claquement de doigts là devant nous et avec tant de légèreté, comme tous ses musiciens sont aussi fous que lui, comme il nous emmène loin et fort ?
Après le concert au bar de la Cigale il y avait ceux qui erraient le visage illuminé et les autres, et lui il était avec les autres.
J'imagine que plein de filles, de celles qui réussissent leur vie de couple, auraient dépassionné tout ça.
Moi j'étais triste.
Alors que je peux dépasser le quotidien (de toute façon je n'ai ni haine ni amour pour lui, c'est là comme ça, pourquoi en faire un cheval de bataille?), j'ai besoin, et c'est vital, de sentir qu'on peut sortir tous les deux, toute la nuit, être ivres mais se sauver l'un l'autre de la solitude de l'ivresse, danser au même rythme ou seuls et se retrouver (de toute façon et comme le remarquait ariane, j'aime les gens qui dansent seuls dans leur transe : merci Jonathan Richman), rentrer s'écrouler de toute façon on se retrouvera plus tard, le temps c'est une notion ; et si tu veux lire un livre moi j'aime bien que tu lises trop.
En seconde j'étais follement amoureuse d'Alex qui était en terminale et on lisait plein de livres, il me ramenait des vynils (pourquoi j'ai perdu mon Stones Roses, mon Smiths? il ne me reste que le James), on s'écrivait des lettres ; on parlait et c'était pas des mots. Ce sentiment là je ne sais même plus à quoi il peut ressembler.

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24 juillet 2008

Un aimant

calanque.jpg

J'avais écrit une petite note sur Marseille où finalement j'ai décidé d'aller.
Soleil, calanques et langueur au lieu de stress, concerts et foule de semi-connaissances professionnelles en Bretagne.
Il y avait un petit appel à la bonne adresse mais je préfèrerais que vous m'écriviez directement par mail plutôt que dans les commentaires.
Enfin : as you like it baby comme dit Belmondo dans À bout de souffle (excusez-moi je suis affreusement snob culturellement).
Donc jolies calanques accessibles en bus, bons restos, brunchs, shopping : tout pour que j'oublie Paris ; que je reparte de zéro.
J'aimerais dormir une nuit et me réveiller sans penser à lui.
Comme un aimant oui, mais parce que je me sens toujours aimante quand je pense à lui ; aimante et bienheureuse.

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