22 avril 2008

Parle-moi avec les mains

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© David Zacharias


podcast

(la suggestion du deejay: play et on lit seulement après)

Non seulement j'en ai parlé dans Wow, mais je vous en reparle ici...

C'est qu'il y a des albums un peu dur à la comprenette.
Par exemple, Bungalow, avec sa pochette toute rouge, son Albin martial, tout aussi rouge ; ça ne me parlait pas.  Je l'ai écouté distraitement... y'avait comme un vent de Delerm qui soufflait pas loin, un cousinage qui me hérissait légèrement.
Et puis j'ai un môme très borné aussi qui, lui, a mis le disque, remis le disque, re-remis le disque.

Et là, boum. En mettant de côté les trois chansons qui me parasitaient l'écoute, j'ai adoré.
Je l'aimais déjà beaucoup sur scène.
Vu plusieurs fois par hasard, il m'a scotchée à chaque fois : excellent musicien, drôle, la voix douce et juste, le charme direct en intraveineuse... Les chansons hyper bien construites.
J'étais prête pour le coup de foudre.
Alors Bungalow, c'est comme on se l'imagine : une petite maison faite de bric et de broc, des chansons toutes simples mais de vraies ritournelles, des rythmes commes de petites percussions obsessives, une voix douce... douce et rythmée comme un rayon qui traverse les feuilles du toit, l'après-midi qui file à toute allure sous le vent, les chansons qui restent coincées dans la tête...
En plus Albin il est drôle et élégant, il téléphone dans un pré, c'est même pas branché.

Albin je te kiffe. Et comme j'aimerais bien que vous le kiffiez aussi (si, si), je vous colle la présentation de l'album qui est quand même plutôt vachement bien réussie : pour voir la présentation on met sa souris sur l'image, puis on clic sur video (sont cons ces maisons de disques)

Donc, pour les alzheimer : Albin de la Simone "Bungalow" , déjà dans les bacs.