05 janvier 2009

(comme) neuve

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VETIVER ROAD TO RONDERLIN

Pour que les choses soient neuves (c'est à dire qu'en 2009 ce serait la moindre des choses, et en même temps comment faire vu qu'on ne sort pas de l'oeuf le 1er au matin), il ne faut pas en parler des vieilles (choses).
Donc là, par exemple, après deux semaines passées hors mes murs, après avoir essuyé le retour façon fracas de ma progéniture malade (donc 2e semaine = infirmière = comment te dire : ta soirée du 31 je m'en passe), nous voici à la maison, que j'ai pris le soin de repeindre et donc de déranger puis re-ranger, en pleine convalescence pour le petit, et atterrissage pour la grande.
Déjà c'est dommage de déranger car quand on re-range on retombe sur des disques qu'on avait pris soin de balancer derrière la chaîne.
Sacré bon sang de cadeaux compilés avec attention qui affichent l'absent en rouge.
Drôle de coeur qui ne bat pas plus vite à cette constatation (c'est fini).

Tout est blanc dehors, tout est doux, silencieux.
Je peux ressortir, rire en tombant sur la video d'un autre en train d'éteindre les lumières de la ville, écouter Vetiver sans me demander ce qu'il en aurait pensé, penser à la paire de stilettos que je vais m'offrir en dépit du bon sens mercredi matin afin de courir comme un cabri sur 10 cm de talons à Little Joy-pour les 12 on verra au printemps:

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stilettos Gianvito Rossi, merci Miss Glitzy


continuer donc à écouter Vetiver en boucle avec leur album de reprises Thing of the Past (mon meilleur disque de l'année !)

04 janvier 2009

Inconnu

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une bonne année

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30 décembre 2008

Dans ma main

Je crois que j'ai déjà mis cette chanson sur ce blog mais peu importe.
Il se trouve que mon ordinateur est saturé des chansons de lui, et que ces chansons font instantanément dévaler mon humeur -ah oui tu avais raison il se joue quelquechose d'intensément intime grâce à la musique.
Donc, même si pour le bien de ma culture musicale je me suis plongée dans de nombreux disques que tu m'avais proposé d'écouter, pour le bien de mes yeux j'écoute autre chose, et finalement

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28 décembre 2008

dreamin' of you



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Vashti Bunyan If in Winter (100 Lovers)

17 décembre 2008

Animal triste

EDIT DU MERCREDI ; finalement j'écoute Vetiver "farther On"

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La note de 1h du matin…
Car je suis occupée… -j'aime bien ce moment de post coitum animal triste, vous souvenez-vous de ce film génial, où Brigitte Rouän, larguée par son jeune apollon, éclate en sanglots en disant "parce que je suis occupée !", à déposer le bilan de ma société -fallait bien ; à chercher mon top albums et singles pour un groupe facebook qui me fait rire, mais où l'infâme à déjà posté le sien (de top) du coup j'ai même plus envie de poster le mien (de top).
Je dis l'infâme, mais enfin après avoir regardé avec une sorte de oh non va-t-elle choisir le mec à lunettes? mais ouais, mais moi aussi c'est celui-là que je veux qu'elle choisisse ! l'émission de la 6 ; puis-je oser prétendre avoir ressenti le quart du millième d'un frisson de désir en le rencontrant ? Alors que l'autre à la TV elle dit : c'est magique cette rencontre.
Anesthésiée.
La maison est rangée, et l'enfant dort à une heure décente.
Alors comme je ne trouve rien à écouter ce soir, on va faire une minicompile avec ce top ten (sauf que la plupart des titres ne sont plus sur les myspace mais un petit tour sur hypem.com et ça devrait aller) :

The Juan McLean "happy House"
Adam Kesher "ladies, loathing and laughter"
Simone White "Christmas makes me blue" (paru en 2007 mais découvert en 2008, grâce à Jen)
Stanley Brinks "when all is said and done"
The Organ "don't be angry"
The Weakends "deathride"
Megapuss "crop circle jerk '94"
Thieves like us "drugs in my body"
The King Khan and BBQ Show "too much in love"
Let's Wrestle "I'm in a fighting mode"

15 décembre 2008

Thunder Review

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J'ai regardé quelques avions passer dans le ciel noir de 17h, je me suis imaginé dans chacun d'entre eux, j'ai pensé à tout ce temps qui passe désormais à toute allure. J'ai pensé à cette dame dans le bus qui disait que la vie était plus agressive pour les rêveurs, j'ai attendu presque minuit pour que mon fils s'endorme (c'est quoi ces horaires de noctambule, enfin… ).

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Tout à l'heure c'est lundi, il faut trouver les cadeaux de noël ; ça fait 10 fois et 2 mois que la librairie m'appelle pour que je vienne chercher le livre de Sam Shepard sur Dylan, rien que l'idée d'entrer là me flanque la nausée, rien que l'idée de descendre de mon cher 68 et de flâner dans mes rues préférées me fait reculer ; pourquoi ça ne part pas cette sensation pourrie ? Je ne trouve aucun baume. Sois une soeur, sois une amie, sois une mère, sois une fille. Ma tête s'épuise à donner le change, les sorties me laissent perplexes, les vêtements me cachent, je me réfugie dans les moments à 3 avec mon fils et son père ; au moins là on ne me demande rien.

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09 décembre 2008

Diadorim

Alors lui il est là qui ne comprend rien.
L'absence et la suffisance ça ne construit pas l'amour, ni aucun sentiment dans un coeur équilibré, ça construit le détachement, et aussi la lassitude devant les trucs de lycéen qu'il emploie pour se faire croire qu'il a un pouvoir.
Voilà ce billet-là je lui donne ton nom comme ça tu sauras qu'il est pour toi.
Comment t'expliquer ? Mon jeu préféré quand j'étais au lycée c'était de faire comme toi : un jour oui, un jour non, dix jours silence, jamais d'explications.
J'avais bien lu La Femme et le Pantin.
En sortant du lycée je suis tombée amoureuse comme jamais (puisque jamais avant bien sûr) d'un garçon pas très bien…
Avec sa tête de Rimbaud à boucles noires, je vivais dans la terreur qu'une plus jolie ne me le prenne.
ça a duré longtemps, on est parti habiter à la campagne comme des idiots de jeunes gens fêlés qui ne veulent qu'une chose : être tous les deux.
Après ça il n'y a plus rien eu qui a compté, des petits amis à la pelle ; l'ennui du tête à tête, la préférence pour les copains…
Puis un jour tu tombes sur un malade un vrai. Un qui dérape. Deux ans avec lui mais quelque chose comme trois ans à s'en remettre. Trois ans ce n'est pas si long quand on fait le métier qu'on aime, qu'on sort tous les soirs, qu'on s'alcoolise sévèrement, qu'on part en tournée avec ses groupes, qu'on s'investit passionnément. À un moment tu fréquentes quelqu'un mais il s'attache, et là bof, c'est plus trop marrant.Tu te remets ensuite avec un garçon qui t'ennuie comme un lexomil, au début c'est rigolo on sort tout le temps ; monsieur joue dans un groupe de rock, il traîne une bande de garçons qui te font rire, et comme tu as grandi tu ne jalouses plus les autres filles. Mais lui, il a beau monter sur scène et faire hurler les jeunes filles il finit par t'ennuyer aussi.
Être amoureuse décidément c'est une sorte de mirage. Puis un soir tu es avec ton guitariste dans une salle de concerts, et ta soeur te dit tiens je ne t'ai pas présenté X. Tu tournes la tête et c'est une sorte de mirage fuligineux et hollywoodien, le coup de foudre réciproque, avec le ralenti et tout le tralala.
La soirée passe comme un rêve, tu ne sais même plus que ton guitariste existe.
D'ailleurs il faut à peine une semaine pour faire table rase de cette histoire lourde et t'engager sur le chemin de tout ce bonheur électrique.
Ensuite hé bien élever un enfant seule sans savoir de quoi le lendemain sera fait ça use, on a plus envie de plaire, on a d'ailleurs plus du tout envie de sortir. Un jour on sort, c'est le printemps, il fait si chaud, on arrive hors d'haleine à un rendez-vous et on tombe sur un jeune homme super chouette.
Mais ce n'est pas le moment.
Un jour on ne sort plus ; on est barricadée dans l'inertie, on déraille même, et quelqu'un vient là, ici ; se faire remarquer.
Alors on lui dit tiens, toi tu es un petit malin.
Et puis ce petit malin engage le dialogue et vous sort tranquillement de votre inertie, sans jamais rien forcer. Il arrive même à vous faire rire.
Et puis ça dure longtemps comme ça, tous les jours on se parle, on se dit oh c'est que j'y tiens à ce petit malin.
On le rencontre et c'est bien.
C'est bizarre mais c'est bien.
Et dès le lendemain, il vous prend pour un pantin. Il vous semble que parce que vous saisissez sa logique, vous pouvez ne pas basculer dans ce jeu.
Le jour où vous vous rendez compte que ça ne vous fait plus rien, que ce que vous avez pris pour de l'attention, de l'affection, c'était juste de la manipulation… Vous lui dites simplement.
Et il répond les mêmes absurdités avec son intelligence brillante mais cruelle, avec de grandes oeillères noires. Vous voyez qu'il vit dans sa bulle, que vous êtes un objet sans réalité, que les seuls sentiments qu'il éprouve sont à son propre sujet et dans un grand travelling très rapide vous voyez que c'est ainsi depuis le début.
Et du coup, on se sent libre parce qu'il n'y avait rien à sauver de tout ça, et on réécoute Devendra Banhart en entier, décidément Smokey Rolls Down Thunder Canyons c'est un très bon disque :

28 novembre 2008

Terry's song

Terry Hall est bien évidemment le type le plus aimable de la planète…

27 novembre 2008

Greetings from…

Je sais que ce blog n'a pas une activité folle en ce moment ; mais je n'ai pas le temps de faire du shopping, de lire des bêtises dans la presse (les magazines me tombent des mains au bout de 2 minutes), de rêvasser à des choses avec vous : pour tout dire je travaille, je sors, je suis un peu amoureuse (il est loin le temps des violentes passions, mais enfin je dirais qu'au minimum, j'arrive à écarter de mon chemin ceux qui créent du malheur, et des complications gratuites), des projets tombent les uns après les autres… j'en suis d'autant plus désolée de cette présence épisodique que si le nombre de billets baisse, le nombre de visites augmente, et ce pour une raison qui m'échappe totalement puisque la majorité des requêtes dit : blog baisers volés, et que baisers volés hiberne un peu.
Alors merci beaucoup de venir, je suis perplexe mais contente.
J'espère pouvoir bientôt poster quelques photos de la série mode pour laquelle j'ai fait le stylisme, sinon vous devriez la trouver dans le magazine Redux qui paraîtra mi-décembre. Tous les points où vous pourrez le trouver sont sur le site. Les photos sont de Yann Stofer qui a encore commis l'irréparable sur son blog personnel.

Sinon vous le savez peut être déjà, c'est la semaine du fooding à partir du 1er décembre, et il y a des trucs très rigolos à faire notamment aller dîner avec François Simon, ou du moins c'est lui qui fait à dîner et c'est vous qui testez : des infos là.
Sur ce, que va-t on écouter aujourd'hui ? Mon problème étant que j'écoute The Ocean de Richard Hawley -que je vous ai posté hier- en boucle… Toujours Richard ! avec Just like the rain :

(so why are you still dressed in your mourning suit)


You lead me down, to the ocean
So lead me down, by the ocean
You know it's been a long time,
You always leave me tongue tied
And all this times for us
I love you just because
You lead me down, to the ocean
The world is fine, by the ocean

You know this time's for real
It helps the heart to heal
You know it breaks the seal of the talisman that harms
And so you look at me and need
The space that means as much to me
So lead me down, to the ocean
Our world is fine, by the ocean

You know the way it is in life, it's so hard to live up to
So why are you still dressed in your mourning suit
I assume, I assume
You'll lead me down, to the ocean
Don't leave me down, by the ocean
The ocean.
Here comes the wave, here comes the wave
Here comes the wave, down by the ocean

The ocean (repeat to fade)

RICHARD HAWLEY THE OCEAN

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